Faut-il être fier d’être végane ?

Est végane une personne qui pense que tous les êtres sentients sont égaux en droits fondamentaux (à la vie, à la liberté, au bonheur…) et qui applique cela dans sa vie (autant que possible) en ne soutenant jamais l’exploitation ou le meurtre de ces êtres. Pour dire les choses autrement, est végane une personne qui, sachant qu’on peut vivre sans exploiter ou tuer les animaux nonhumains, ne leur nuit pas volontairement et consciemment. En effet, qu’est-ce autre chose qu’un mal et un crime gratuits que d’exploiter et tuer un animal nonhumain pour la simple raison qu’on aime le goût de son cadavre ou la douceur de sa peau ? Les véganes sont donc des personnes qui font tout pour ne pas nuire inutilement, consciemment et volontairement. Leurs principes sont d’une simplicité enfantine. Nul besoin d’être diplômé de philosophie morale ou d’avoir un caractère très affirmé. Il suffit simplement d’être quelqu’un de « normal », de moralement équilibré. Ce principe tout banal, « ne pas nuire inutilement », est à la portée de tout le monde. Ceux qui essaient de l’appliquer en étant véganes ne sont pas des personnes héroïques mais des personnes saines d’esprit, équilibrées d’un point de vue moral et un tantinet réfléchies. C’est tout. Car le véganisme n’est pas un summum ou un maximum moral mais un minimum moral. Le véganisme c’est la moindre des choses que l’on doit aux animaux nonhumains, c’est la chose la plus basique qu’on puisse faire pour eux. Personne ne dira à quelqu’un « Bravo, toi, t’es quelqu’un de bien, tu n’es pas un tueur en série ». Non, car ne pas tuer les gens c’est normal, nul besoin d’être quelqu’un de moralement exceptionnel. Il en est de même pour les animaux nonhumains : ne pas les tuer ou les faire tuer c’est normal. Dans un sens, on peut être fier de ne pas participer à cette injustice vu que presque tout le monde y participe. Mais en gardant bien en tête que c’est le minimum moral et que cela ne fait pas de nous des êtres extraordinaires mais simplement des êtres sains d’esprit et moralement normaux.

La SPA, Société Protectrice des Abattoirs ?

La Société protectrice des animaux est en fait une association purement et clairement spéciste. Elle protège l’ordre spéciste d’abord, en mettant les animaux « de compagnie » au dessus de tous les autres animaux voire même en servant des substances animales (comme des cadavres découpés en morceaux) à ses réunions dont le sujet est la protection animale (sans rire !). Si elle se cantonnait à « défendre » les chiens et les chats sans participer à l’exploitation directe des autres animaux, ça pourrait aller. Mais non, elle prétend défendre les animaux en général mais elle en oublie quelques dizaines de milliards qui sont tués pour que les bénévoles ou les salariés de la SPA, entre autres, puissent bouffer (car on ne « mange » pas des êtres sentients) entre deux sauvetages de chiens…

La SPA, vous n’aurez jamais mon argent et mon soutien, vous êtes des adversaires de la cause animale, la vraie, celle qui prône le minimum, c’est à dire le véganisme.

Non, François Hollande, les chasseurs ne défendent pas la nature !

Non, François Hollande, les chasseurs ne défendant pas la nature, si vous pensez sérieusement cela c’est que vous n’avez rien compris à la défense de la nature. Mais ce ne serait pas étonnant, il y a plein de domaines auxquels vous n’avez rien compris. Le véganisme est la seule façon de défendre sérieusement les animaux nonhumains et la nature, tout le reste c’est des mesurettes.

Article ici : http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/hollande-s-adresse-au-chasseur-francais-et-soutient-la-chasse-au-loup_1135741.html

Élisabeth Badinter ou la grande imposture

Élisabeth Badinter, la célèbre « féministe » actionnaire de l’agence de publicité Publicis (et on sait tous que la publicité n’est ni machiste ni manipulatrice…), tout en n’étant pas gymnaste elle-même, réussit à faire le grand-écart avec une étonnante facilité.

D’abord, au nom de la liberté des femmes, elle est pour la prostitution (lien), pour la GPA (lien) et pour la publicité (lien).

Mais ensuite, au nom de la liberté des femmes, elle est contre la burqa (lien et lien) et contre le voile (lien) qu’elle considère comme une insulte à la liberté des femmes et à la démocratie (lien). Et cela tout en travaillant pour redorer l’image de l’Arabie Saoudite (pays pas franchement en pointe question droits des femmes) (lien).

Ainsi, une femme « libre » peut louer les services de son corps mais pas le couvrir d’un bout de tissu. La libération des femmes c’est la prostitution, la location de l’utérus et la marchandisation du corps dans la publicité (capitalisme oblige) alors que couvrir ce corps et ne pas l’exposer à la marchandisation revient à être une esclave dénuée d’esprit critique et de libre arbitre. En gros, pour les femmes, il vaut mieux être au service du capitalisme plutôt que d’être au service (soi-disant) de l’islam radical.

Actionnaire de Publicis et fan (à peine voilée) de Marine Le Pen (lien – dernière question où elle montre qu’elle ne connaît rien à la laïcité car celle-ci n’est pas un combat contre l’islam mais la neutralité de l’État en matière de croyances et la liberté de chaque citoyen de vivre une option spirituelle choisie), je vous présente Élisabeth Badinter.

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