La secte des végans – entretiens

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Les connaisseurs et les initiés l’appellent Consortium Herboricus Animatus Revolutiam Animalis Latifundia (CHARAL) ou, plus couramment, Immanatus Naturalis Revolutiam Animalis (INRA). Mais elle est connue par le grand public sous le nom de Secte des végans. J’ai eu l’occasion de rencontrer certains membres ainsi que leur gourou suprême. Comment vivent-ils ? Que pensent-ils ? Que rêvent-ils ? Immersion.

Première discussion. Un membre un peu… rapide.

C.B. : – Bonjour.

– Bonjour.

C.B. : – Comment vous appelez-vous ?

– Quantum Unitum Internatum Corpoream Kalus (QUICK).

C.B. : – Depuis combien de temps faites-vous partie de la secte ?

QUICK : – Depuis 1971.

C.B. : – Qu’est-ce qui vous a attiré et décidé de la rejoindre ?

QUICK : – La profondeur de ses vues.

C.B. : – Pouvez-vous m’en dire plus ?

QUICK : – Nous, c’est le goût, le goût pour la profondeur qui nous anime.

C.B. : – Quelle profondeur ?

QUICK : – La profondeur de nos vues.

Je n’en saurai pas plus.

Deuxième discussion. Un membre… tel quel.

C.B. – Bonjour.

– Bonjour.

C.B. : – Comment vous appelez-vous ?

– Marginalus corpus Detrimentus Oblicus (McDO).

C.B. : – Depuis combien de temps faites-vous partie de la secte ?

McDO : – Depuis 1955.

C.B. : – Qu’est-ce qui vous a attiré et décidé de la rejoindre ?

McDO : – Je me suis toujours senti rejeté par mon entourage. Un jour, j’ai entendu qu’il y avait une secte qui était très ouverte d’esprit. D’ailleurs, l’une de ses devises c’est « Venez comme vous êtes ». C’est ce qui a touché la corde sensible de ma marginalité.

C.B. : – Et votre impression s’est confirmée ?

McDO : – Oui, maintes fois. Nous sommes très unis, très solidaires. Je n’ai qu’une chose à dire : c’est tout ce que j’aime !

Troisième discussion.

C.B. : – Bonjour.

– A vous de même.

C.B. : – Comment vous appelez-vous ?

– Drasticus Agrus Nullus Ordinarus Necrofilus Erectus (DANONE)

C.B. : – Depuis combien de temps faites-vous partie de la secte ?

DANONE : – Depuis 1919.

C.B. : – 1919 ??? Qu’est-ce qui vous a attirée et décidée de la rejoindre ?

DANONE : – Son côté maternel. J’ai eu deux enfants que j’ai allaités moi-même. Dans mon entourage on me disait que c’était démodé, qu’il fallait acheter le lait etc. Je n’ai pas voulu car je désirais avoir une relation forte avec mes enfants. Le lait d’une mère c’est la vie. Pour moi, les produits laitiers vendus dans le commerce sont nos ennemis pour la vie. Aussi ai-je défendu à mes enfants d’en consommer et du coup ils sont en très bonne santé. La secte avait la même approche que moi sur le sujet et j’ai donc décidé de la rejoindre.

Je vais prochainement interviewer le gourou suprême de la secte. On me fait d’abord attendre (3 heures car le gourou est en pleine méditation transcendantale, me dit-on). Le lieu est sobre, vert à volonté. Il sent le naturel. Des animaux divers passent et repassent. Je vois une gazelle et un lion jouer ensemble. Je vois un chat servir le thé à une souris. Je vois les fourmis et les termites travailler ensemble à la réparation d’une toile d’araignée. Araignée qui, elle, est en train de « réparer » l’aile d’une mouche en l’entourant de sa toile. D’un coup tous les animaux s’arrêtent et s’inclinent. On me prévient que le gourou est prêt.

C.B. : – Bonjour

– Effectivement, c’est un bon jour.

C.B. : – Comment vous appelez-vous ?

– Je ne m’appelle jamais.

C.B. : – Bon, je voulais dire, comment vous appelle-t-on ?

– On ne m’appelle pas, on m’invoque !

C.B. : – Enfin quel nom portez-vous ?

– Ah ! Il fallait commencer par là. Mon nom est Cosmologicus Infinitus Veganus (CIV).

C.B. : – Depuis combien de temps faites-vous partie de la secte ?

CIV : – Je ne fais pas partie de la secte, la secte c’est moi !

C.B. : – Quel rôle exact y détenez-vous ?

CIV : – Un rôle d’unificateur.

C.B. : – C’est donc vous qui avez créé la secte.

CIV : – Effectivement, c’est moi.

C.B. : – Pouvez-vous me donner des détails sur sa création ?

CIV : – Effectivement, je peux tout. Un jour j’étais allongé sous un pommier quand…

C.B. : – Oui, on connaît, une pomme vous est tombée sur la tête !

CIV : – Effectivement, c’est faux. C’est un brin d’herbe qui m’a piqué, comme s’il voulait attirer mon attention. Je me suis levé, je l’ai regardé et là j’ai compris.

C.B. : – Vous avez compris ?

CIV : – Effectivement, j’ai compris.

C.B. : – Oui mais vous avez compris quoi ?

CIV : – Tout.

C.B. : – Pouvez-vous détailler ?

CIV : – Effectivement, je peux. J’ai compris l’appel de l’herbe. Ce brin d’herbe, par sa douce pression, voulait me dire quelque chose. Je l’ai regardé attentivement et là j’ai compris. Ce brin d’herbe voulait me dire qu’il fallait s’élever, comme lui, vers les hauteurs. Donc que je devais changer ma vie, m’améliorer et améliorer le monde, l’élever. J’ai donc développé une théorie que j’appelle « théorie du brin d’herbe ».

C.B. : – En quoi consiste-t-elle ?

CIV : – Vous avez déjà regardé l’herbe ? Je veux dire, l’avez-vous vraiment regardée ? Elle est partout et elle reçoit tout le monde : noirs, blancs, hommes, femmes, chiens, chats, fourmis, vaches et ainsi de suite. Elle ne fait pas de préférences, elle ne fait pas de discriminations. Elle traite tout le monde de la même manière et lui offre tout ce qu’elle a. Elle protège la fourmi du vent, elle nourrit la vache, elle offre un doux lit aux humains. Elle est douce et tendre avec tous les êtres qui viennent lui rendre visite. On peut lui marcher dessus, elle ne dit mot et elle est même contente d’adoucir la marche. Ensuite, elle se relève, fière d’avoir soutenu un être dans son chemin vers le bonheur.

C.B. : – Je crois que vous parlez aussi de sa couleur ?

CIV : – Effectivement, j’en parle. L’herbe est verte, couleur qui symbolise l’espoir, l’espoir d’un monde meilleur, d’un monde plus doux où tous les êtres seraient traités avec une justice égale, un monde de solidarité qui remplacerait ce monde de compétition. D’ailleurs, ne dit-on pas « l’herbe est toujours plus verte dans le jardin du voisin » ? Pourquoi croyez-vous que l’on dit cela ? C’est une manière métaphorique de dire que l’espoir se trouve dans les bonnes relations que l’on a avec ses voisins, avec ses proches, avec tout le monde. L’espoir c’est dans la solidarité, dans l’attention que l’on porte aux autres : si on regarde attentivement son voisin, c’est à dire si on s’intéresse à lui de manière profonde, l’herbe devient plus verte car l’espoir d’un monde meilleur grandit. C’est celle-là la vraie signification de ce proverbe. Mais les gens ont oublié de regarder leurs voisins et ont oublié de regarder l’herbe.

C.B. : – Pourquoi les végans sont-ils appelés « Le peuple de l’herbe » ?

CIV : – Parce que justement nous essayons de nous inspirer de la sagesse herbeuse et vivre en harmonie avec tous les êtres. L’herbe aime et accueille tout le monde, elle considère tous les êtres comme ses égaux et elle se met à leur service quand ils ont besoin d’aide. Les végans doivent faire de même.

C.B. : – On dit souvent de vous que vous mangez de l’herbe…

CIV : – C’est une profanation ! On ne mange pas l’être que l’on aime. L’herbe, nous la respectons et c’est pourquoi nous tentons de ne jamais lui faire de mal.

C.B. : – Mais vous mangez bien d’autres végétaux. Eux, vous ne les aimez pas ?

CIV : – Si, on les aime, cuits ou cru, avec des épices ou sans etc. (rires sadiques). J’ai un jour interrogé l’herbe sur ce sujet. Je lui ai demandé s’il était juste de manger les végétaux, s’ils n’étaient pas tous ses enfants. Elle m’a répondu qu’ils l’étaient, effectivement. Mais qu’elle nous les offrait de manière gracieuse pour que nous puissions croître et nous développer.

C.B. : – Elle vous donne ses enfants à manger ???

CIV : – Ce n’est pas ce que vous croyez… Ses enfants sont faits pour nous, ils sont très heureux de nous satisfaire, c’est leur but dans la vie… Croyez-moi que si l’herbe nous l’interdisait, nous ne le ferions pas… Nous ne sommes pas des criminels !

C.B. : – Donc vous acceptez que les végétaux souffrent quand vous les coupez ! Le fameux cri de la carotte que vos détracteurs vous jettent à la figure n’est donc pas pur manque d’arguments !

CIV : – Effectivement, c’est un argument très profond et très pertinent. Mais la réalité est tout autre. Imaginez-vous avoir un but dans la vie, par exemple être journaliste ! Si vous le deveniez, vous seriez heureux, n’est-ce pas ?

C.B. : – Effectivement, mais je suis déjà journaliste.

CIV : – Effectivement. Donc, vous êtes heureux. C’est de même pour les végétaux : leur but dans la vie c’est de nourrir les êtres animaux que nous sommes. Ils en sont donc très heureux.

C.B. : – Vu comme ça… Je suppose donc que, puisqu’ils sont heureux, ils ne souffrent pas de se faire manger.

CIV : – Évidemment qu’ils ne souffrent pas, nous ne sommes pas des criminels !

C.B. : – Est-il vrai que vous marchez pieds-nus ?

CIV : – Effectivement, cela me permet d’avoir un contact direct avec l’herbe. Nous nous échangeons ainsi des informations importantes. Vous savez, la plante de nos pieds est très sensible et peut donc recevoir beaucoup d’informations. Quand je marche je suis ainsi constamment connecté à l’univers entier puisque l’herbe me transmet toutes les informations nécessaires. Imaginez-vous des milliards et des milliards de brins d’herbe qui, se transmettant les informations entre eux, vous les transmettent au moment-même où vous posez le pied sur certains… C’est un bonheur et une connaissance inestimable.

C.B. : – J’ai déjà marché pieds nus et je n’ai pas eu le même sentiment…

CIV : – Vous êtes végan ?

C.B. : – Non.

CIV : – Effectivement…

C.B. – Il faut être végan pour ressentir cette connexion à l’univers entier ?

CIV : – Certains végans ne la sentent pas car ils ne sont végans qu’en surface, de manière superficielle. Il faut avoir beaucoup médité et il faut surtout aimer tous les êtres d’un amour pacificateur et unificateur. Si vous avez de la haine en vous, l’herbe ne vous transmettra pas ses informations. Grâce à la méditation télékinésique transcendantalement immanente que j’ai développée, toute personne peut entrer en contact avec l’herbe, pour peu qu’elle le veuille.

C.B. : – J’ai remarqué que les initiales de votre nom, ainsi que celles de vos adeptes, sont identiques à celles des sociétés ou des organismes qui, non-connectés à l’herbe, exploitent tous les êtres sur cette planète, en premier lieu les animaux autres qu’humains. Est-ce un hasard ?

CIV : – Effectivement non. Il y a eu une époque où tout allait bien, tout le monde était heureux, c’était l’époque d’or du véganisme et le peuple de l’herbe vivait en harmonie. Mais des voix se sont élevées qui disaient qu’on pouvait encore mieux vivre en exploitant certains, donc en vivant à leurs dépens. Évidemment, j’ai refusé cette vision dominatrice et je les ai exclus. Pour brouiller les pistes et semer le trouble dans l’esprit des gens, ils ont repris des noms que certains de nos adeptes, moi y compris, portent et les ont utilisés pour des entreprises qui font tout le contraire de ce que nous prônons. C’est ce que l’on appelle un « coup de com’ »…

C.B. : – Vous en souffrez, vous êtes déçus ?

CIV : – Nous, pas trop. Mais les êtres exploités en souffrent beaucoup, énormément. Les informations que l’herbe me transmet sont tout simplement tragiques. Nous avons donc décidé de nous montrer pour rétablir la vérité, pour montrer le vrai sens des mots et faire en sorte que tous connaissent la réalité.

C.B. : – Oui, certains vous accusent de faire de la propagande et d’être sectaires…

CIV : – Effectivement, ils nous accusent. Mais c’est parce qu’ils ont été trop endoctrinés que la vérité les aveugle. Quand on a vécu dans le mensonge et dans le déni, il est très difficile d’accepter la vérité. C’est un effort assez important que de penser vraiment.

C.B. : – Que conseillez-vous ?

CIV : – Je conseille déjà de marcher pieds-nus dans l’herbe (non pas de l’écraser, de l’arracher, mais juste de la toucher et d’y faire attention). C’est la première étape pour se reconnecter à la nature, à la vérité, à l’herborisme. Ensuite, bien sûr, de venir à notre encontre, sans peur, sans réticence. Le peuple de l’herbe ne vous veut aucun mal. Notre secte vous ouvre les bras, vous ouvre le cœur et vous ouvre les yeux. Tandis que d’autres veulent uniquement vous faire ouvrir votre porte-monnaie, nous on veut vous faire ouvrir les yeux et le cœur. Nous n’avons rien à gagner personnellement. L’herbe nous comble suffisamment.

C.B. : – Croyez-vous être supérieurs aux autres ?

CIV : – Le peuple de l’herbe se sent l’égal de tous les êtres. C’est parce que nous sommes leurs égaux que nous ne voulons pas exploiter les autres animaux. Mais ceux qui les exploitent, se sentent justement supérieurs à eux. C’est parce qu’ils n’ont plus de connexion avec l’herbe…

C.B. : – Certains disent que vous êtes extrémistes.

CIV : – Extrémistes parce que nous refusons catégoriquement de faire du mal… Effectivement, nous ne sommes pas extrémistes mais extrêmement éveillés.

C.B. : – N’est-ce pas un peu prétentieux de dire cela ?

CIV : – Êtes-vous maître en méditation télékinésique transcendantalement immanente ? Non ? Alors vous ne pouvez pas comprendre. Goûtez la méditation, touchez l’herbe et vous sentirez la vérité frôler votre être entier dans une espèce de pénétration profondément intense et cosmologiquement totalisante.

C.B. : – N’est-ce pas un peu facile de dire cela ?

CIV : – Non, il faut bien répéter avant !

C.B. : – Où trouvez-vous les protéines ?

CIV : – Où trouvez-vous vos questions ?

C.B. : – Pouvez-vous me décrire vos rites, si vous en avez ?

CIV : – Nous sommes allongés en forme de cercle sur l’herbe, entièrement nus et couverts de végétaux verts. Il se forme plusieurs cercles concentriques. Au centre, bien évidemment, un cercle d’herbe. Un adepte, nu lui aussi, verse sur nous, en commençant par le cercle le plus grand, une boisson végétale formée de soja, de riz, d’amande et de blé. Il dit, et nous après lui, « Vitam Eternam Gaba Abolitiam Nulitates » (VEGAN). Son chant doit être envoûtant, les adeptes doivent perdre le contact avec le reste de l’univers pour ne se concentrer que sur le contact avec l’herbe imbibée de boisson végétale. Tous les adeptes de chaque cercle accrochent leur index gauche à l’orteil droit de l’adepte suivant (c’est ainsi que l’énergie télékinésique spirituellement immanente et matériellement substantielle se transmet d’un adepte à l’autre). Le chant et le versement de la boisson végétale transationnelle durent 30 minutes, c’est le temps exact calculé par moi nécessaire à une connexion universelle totale. A 30 minutes l’union végane est à son maximum, chaque cellule de notre corps est connectée à chaque cellule du corps des autres, nous ne formons plus qu’un. L’harmonie est totale, nous sommes envahis par un tel sentiment de force et de bien être incomparable à un autre. C’est à ce moment-là que les animaux non-humains présents rentrent eux aussi dans le « jeu » en s’unissant les uns aux autres comme suit : chaque animal s’unit à son prédateur classique dans une abnégation totale. Leur intervention est d’autant plus forte qu’ils semblent être des ennemis nés. Mais la cérémonie prouve qu’il n’en est rien, que les animaux s’aiment tous et que leur férocité n’est qu’une invention de nos opposants. Nous attendons encore 30 minutes pour que tous les animaux soient unis dans l’harmonie, la boisson et l’herbe. A cet instant je me jette au milieu et je commence à embrasser chaque brin d’herbe du cercle. Au moment où tous les brins d’herbe sont humidifiés par ma salive télékinésiquement dématérialisée ils se connectent entre eux et de cette union des humains, des non-humains et de ma salive éclate une lumière profonde qui se perd dans l’abîme du ciel étoilé. L’émotion est alors à son comble et tous les êtres ne font plus qu’un, pour de bon. C’est à ce moment que nous ressentons le plus intensément ce qui nous unit profondément. L’émanation de lumière dure 10 secondes qui pour nous sont équivalentes à une éternité de bonheur. Une fois la lumière disparue, nous nous évanouissons tous dans un cri de libération absolu et nous dormons pendant 10 heures. Au réveil nos yeux pétillent, nous avons atteint le nirvegana.

C.B. : – Vous voulez dire le « nirvana » ?

CIV : – Non, le nirvegana, le nirvana est un concept copié sur le nôtre. Mais, dites-moi, vous avez les yeux qui pétillent vous ?

C.B. : – Je dois avouer que j’ai été transporté… Je vous remercie, en tout cas, de m’avoir accordé cet entretien enrichissant. Que me conseillez-vous pour la suite ?

CIV : – Faites attention à l’herbe.

Je me précipite à partir car mon émotion, trop grande, me rend faible. Mais c’est sans aucun doute d’avoir ressenti toute cette force que je me sens faible. La secte des végans, une secte envoûtante qui nous transporte…

6 réflexions sur “La secte des végans – entretiens


  1. CIV : – Vous êtes végan ?

    C.B. : – Non.

    Pourquoi dis-tu que tu n’es pas végan ?
    Était-ce une mission « infiltration incognito » qui nécessitait de ne surtout pas dévoiler le fait que tu es le président du Mouvement Végan ?

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