« L’animalisme, dangereux royaume des fées » – réponse

Mon texte est une réponse à cet article : http://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/l-animalisme-dangereux-royaume-des-fees-5243253

« La bientraitance relève des devoirs humains en général, une nécessité dont la plupart des éleveurs sont parfaitement conscients. »

– Ce serait bien de définir cette « bientraitance » et de nous dire comme ces « éleveurs parfaitement conscients » font-ils pour bien traiter des animaux qu’ils envoient à la mort par milliards.

« l’antispécisme (courant qui refuse la notion d’espèce et milite contre tout traitement différencié entre les humains et les animaux, N.D.L.R.) »

– Faux, l’antispécisme ne refuse pas la notion d’espèce ni ne prône une indifférenciation mais il refuse la hiérarchie de valeur entre les espèces animales (y compris donc la nôtre) 

« C’est pourquoi, cohérents, les abolitionnistes prônent la stérilisation de toutes nos espèces domestiques (dont les chiens, les chats, etc.) pour qu’elles s’éteignent et disparaissent. Nous sommes là vraiment aux antipodes du welfarisme. »

– Pas pour qu’elles « s’éteignent et disparaissent » (soit Wolff n’a rien compris soit il fait semblant de ne rien comprendre) mais pour éviter le cycle éternel des reproductions, des euthanasies et pour éviter l’exploitation de ces animaux. Sinon, grand philosophe, c’est normal que les abolitionnistes soient aux antipodes des welfaristes… Non mais lui il est prof à Normal Sup quoi… Je serais curieux de connaître quels sont les critères de recrutement car visiblement la logique n’en fait pas partie…

« Oui, l’antispécisme est né de la parution de son livre Libération animale aux États-Unis, en 1975. Mais le philosophe Peter Singer n’a jamais plaidé pour le véganisme. »

– Faux, de nouveau. Le terme « spécisme » a été introduit par Richard D. Ryder en 1970.

À la limite, le spéciste Singer aurait juste pu rajouter le terme « anti ». Par contre, vous avez raison pour une fois, Singer ne prône pas le véganisme, il a la même idéologie hypocrite et incohérente que vous.

« La France est désormais atteinte à son tour par cet activisme radical. »

– « Activisme radical » qui consiste à se balader avec une caméra pour montrer ce que vous et vos potes esclavagistes voulez cacher et à ne pas financer votre monde de sang, de souffrance et de mort. Ah les dangereux radicaux !

« Nous n’avons plus de grande utopie politique, de grands courants de pensée humanistes. »

– Parlez pour vous, nous on en a, c’est le véganisme. Après, tu m’étonnes qu’avec des « penseurs » comme vous, les « grands courants de pensée humanistes » se soient éteints…

« Pour beaucoup de jeunes, les animaux sont perçus comme les ultimes victimes, les sous-prolétaires du prolétariat. »

– Exploités et tués par centaines de milliards, sans presque aucun droit de leur côté, oui, ils sont effectivement les ultimes victimes d’un monde que les humains croient leur appartenir.

« La racine en est la perte de contact avec la réalité du monde animal. »

– C’est sûr que quand on coupe la gorge à une vache ou quand on plante des épées dans le corps d’un taureau, on est en plein contact avec la réalité du monde animal. Par contre, quand on les caresse, chouchoute et quand on les soigne, on est à côté de la plaque.

« Ensuite, nos jeunes urbains ne connaissent les animaux que par des reportages qui les montrent en élevage ou en batterie. »

– C’est pour ça qu’on rentre dans les abattoirs et les élevages mais vous et vos potes spécistes, vous êtes contre… C’est bizarre, non ?

« Regardez le cheval : pendant des millénaires, il était un compagnon de travail, de guerre ou de transport. »

– Compagnon ? Dites-nous, Socrate des temps modernes, vos compagnons humains à vous, vous avez le droit de vie et de mort sur eux ? Ils sont à votre service quand vous le voulez et où vous le voulez ?

« À cause, enfin, de l’évolution des idées. »

– Moi j’aurais tendance à dire « grâce » mais comme vous ne maniez pas très bien la logique, je vous le pardonne.

« Et entretiennent la confusion. »

– La seule confusion c’est dans votre tête, pour nous les choses sont assez claires !

« Entre écologie et animalisme. La confusion est savamment entretenue, les deux disciplines n’ont pourtant rien à voir. »

– Pas par les véganes abolitionnistes, en tout cas. Mais c’est encore une preuve du fait que vous maîtrisez mal le sujet car s’il y a une chose qui nous énerve c’est les gens comme vous qui se prennent pour des écolos alors qu’au fond vous n’êtes en rien différents des autres gens spécistes et capitalistes.

« L’animalisme n’a rien à faire des espèces, il ne s’intéresse qu’à la souffrance individuelle. »

– Wow, arrêtez, vous m’inquiétez ! C’est la deuxième fois que vous ne dites pas n’importe quoi ! Sinon, c’est un peu normal de ne rien avoir à faire des espèces car l’espèce est un concept, seuls existent les individus !

« Les écologistes ne sont, par exemple, pas systématiquement opposés à tous types de chasse, ou à la valorisation d’une espèce face à des nuisibles. »

– Moi je n’ai pas rencontré « d’écologistes » soutenant la chasse aux humains, pourtant il n’y a pas d’espèce plus nuisible que la nôtre !

« Les animalistes, eux, campent sur la certitude d’une bonne nature, une vision caricaturale, un royaume des fées où seul l’homme serait le prédateur… »

– Mais pas du tout, Einstein ! On campe sur la sentience des autres animaux et donc sur leur droit à la vie et à la liberté. Comme pour les humains. Regardez, vous, par exemple, vous êtes ignorant, pédant, pas logique, vous faites du mal aux autres animaux et sûrement à des humains aussi et pourtant, même si vous n’êtes pas parfait de nature, vous avez le droit à l’égalité de traitement et au respect de vos droits. Bah figurez-vous que c’est pareil pour les autres animaux, il n’y a pas de raison pour que eux aient moins de droits fondamentaux que vous !

« Il nous faut être extrêmement vigilants. Et bien distinguer cet abolitionnisme radical du welfarisme (bientraitance) qui peut être un allié précieux pour les éleveurs respectueux du bien-être animal. »

– Ah oui, attention, car si les véganes répandent trop leur idéologie vous risquez de ne plus pouvoir assister à des tortures et des meurtres publics que vous aimez tant (corrida) ni de pouvoir facilement manger des cadavres en décomposition. Il y a un autre gros gros risque : c’est que tous ces êtres innocents si injustement traités et si inutilement tués puissent enfin vivre une vie paisible ! Vous imaginez le risque quoi ? À qui vous sentirez-vous supérieur si vous n’aviez plus le droit de les torturer et tuer ?

2 réflexions sur “« L’animalisme, dangereux royaume des fées » – réponse

  1. Bien dit! Ce Francis Wolff dit vraiment n’importe quoi, ne comprend que ce qu’il a envie de comprendre.

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