L’égalité pour tous les couples !

Le véganisme, au sens large, est une philosophie qui affirme que tous les êtres sentients doivent être égaux en droits. Refuser aux homosexuels ce que l’on accorde aux hétérosexuels tient d’une discrimination inacceptable et injustifiable rationnellement et moralement. Le Mouvement végan soutient tout projet qui vise à rendre égaux en droits tous les humains, quelle que soit leur sexualité.

Représenter la pluralité des orientations sexuelles dans les manuels scolaires

Le droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels sera reconnu, a annoncé le premier ministre. Il était temps ! En attendant que tout cela soit bien inscrit dans le marbre, on peut déjà réfléchir aux propositions à faire pour lutter contre cette discrimination. D’après moi, la plus grande avancée (en laissant de côté la loi, qui doit obliger) que l’on pourrait faire dans ce domaine ce serait de traiter les homosexuels comme des êtres « banals » et cela devra commencer par changer les manuels scolaires en y représentant cette partie de la population de manière proportionnelle à son nombre. Cela se fait au Québec depuis bien longtemps. Il n’est pas normal que les manuels des enfants ne contiennent pas des phrases du type « André et Eric se sont mariés à Paris. » ou « Linda et Marie ont décidé d’adopter un enfant. » Si nous banalisons l’homosexualité nous rendrons service à l’ouverture d’esprit. Nos enfants s’habitueront aux discours non-discriminatoires, les moqueries diminueront (car on ne se moque pas de ce qui est considéré comme normal) et la vie de tous sera facilitée. Les manuels doivent représenter la diversité des populations, des attitudes et des visions du monde. C’est la seule chance pour que nous construisions une société plus ouverte. Cette mesure ne doit sûrement pas être la seule, mais elle doit être la première.

P.S. : il est bien sûr évident que d’autres orientations sexuelles doivent être représentées de manière semblablement proportionnelle. Ces gens existent bel et bien, que cela plaise ou non, et nous n’avons pas le droit de les rendre invisibles.